Un grand nombre de patients ont subi un traumatisme au cours duquel leur peau a été gravement endommagée, c’est pourquoi elle n’a pu se régénérer de manière habituelle. Afin de remédier à ce traumatisme, les Traitements par Pressions Négatives (T.P.N.) et les greffes de peau peuvent intervenir.
De quelle manière les T.P.N jouent-ils un rôle dans certains cas de greffes de peau ?
Afin de répondre à cette problématique, l’étude se portera premièrement sur les T.P.N puis dans un second temps sur les greffes de peau.
La peau
Tout d’abord, la peau est un tissu qui est essentiel à notre corps. En effet, elle nous protège des infections et de la déshydratation, mais nous permet également de ressentir des sensations telles que la pression ou encore la chaleur. Notre peau se renouvelle constamment au cours de notre vie. La peau est composée de plusieurs couches de tissus : l’épiderme, le derme et l’hypoderme.
L’épiderme est un tissu de revêtement semi perméable qui est composé de trois types de cellules : les kératinocytes qui sont remplies de kératine et de lipides, les mélanocytes qui produisent la mélanine responsable de la couleur de la peau et enfin les cellules de Langerhans qui participent au système immunitaire de la peau. De plus, l’épiderme se divise en cinq couches. En premier lieu, la couche cornée qui est composée de cornéocytes qui est le résultat de la dernière phase de mutation des kératinocytes qui remontent progressivement depuis la couche basale et de liquide épidermique. La partie inférieure de celle-ci représente une barrière de protection face à la pollution, au soleil, au froid et à la perte d’eau endogène. Puis on trouve la couche claire qui correspond à une phase de transition entre la couche granuleuse et la couche cornée. Il y a donc ensuite la couche granuleuse où commence la kératinisation des kératinocytes. Par ailleurs, on retrouve une couche épineuse qui est la couche la plus épaisse de l’épiderme, elle contient des cellules ayant migrées de la couche basale. Les kératinocytes produisent alors de la kératine, celle-ci assure l’imperméabilité et la protection de la peau. Pour finir, la couche basale assure quant à elle la régénération continue de la peau par division cellulaire.
Le derme, quant à lui, est un tissu conjonctif qui soutient l’épiderme et qui protège le réseau vasculaire et les fibres nerveuses. Le derme se divise en deux couches : le derme papillaire qui est la couche intermédiaire riche en terminaisons nerveuses et en symbiose permanente avec l’épiderme et le derme réticulaire qui est un tissu conjonctif dense composé d’un réseau de fibre élastique. On y retrouve différents types de cellules, des fibroblastes qui sont des protéines indispensables à l’élasticité des tissus, et des histiocytes et des mastocytes qui jouent un rôle important dans les réactions immunitaires de la peau.
En dernier lieu, l’hypoderme est un tissu formé de cellules graisseuses se trouvant sous le derme, il est traversé par les vaisseaux et les nerfs arrivant dans le derme. Il joue plusieurs rôles, celui de protecteur, il sert d’amortisseur entre le derme et les os, celui d’isolant thermique, celui morphologique c’est-à-dire qu’il modèle la silhouette en fonction de l’âge,
du sexe, de l’état nutritionnel de l’individu et enfin celui énergétique par le stockage des graisses.
La peau constitue 16% du poids total du corps humain, c’est à dire l’organe
le plus grand. Si l’on se base sur la composition chimique de la peau, on
remarque qu’elle comporte 70% d’eau, 27,5% de protéines, 2% de matières
grasses et enfin 0,5% de sels minéraux et oligo-éléments.